Dix années d’aventures

Janvier 2015 – Janvier 2025. C’était un projet fou, lancé il y a dix ans déjà.

Le coaching à l’époque, la plupart de mes (futurs) clients ne savaient même pas ce qu’était.

A « leap of faith », c’est le terme le plus proche qui me vient pour dire ceci : aucune certitude, la trouille chevillée au corps, mais décider d’y aller quand-même.

Petit à petit, par bonheur, le bouche à oreille a opéré et de plus en plus de (formidables) clients ont trouvé le chemin de mon cabinet.

Sur le plan personnel, il m’a aussi fallu un temps certain pour accepter de laisser de côté mon identité (et ma carapace ?) d’avocate et devenir – j’y travaille en continu – toujours plus ancrée, juste et solide dans mon rôle d’accompagnement.

Je ne vais pas mentir : j’ai douté plus qu’à mon tour, j’ai eu parfois (très) envie de bifurquer pour rejoindre d’autres horizons (et encore très récemment : ceux qui savent,… savent). D’ailleurs à 45 ans je n’ai pas encore dit mon dernier mot !

Après dix ans j’aimerais pouvoir faire un « point d’étape » et écrire sur tout ce que cette aventure m’a appris, sur les succès, les désillusions et les montagnes russes émotionnelles et existentielles de ma trajectoire.

Pourtant les mots s’obstinent à ne pas venir, comme si ce n’était pas le moment, pas le sujet.

Ce sont d’autres mots qui prennent le dessus, ceux d’un philosophe contemporain, Pascal Chabot, certainement parce qu’ils résonnent fort pour moi aujourd’hui.

Ce sont des mots qui parlent d’ « alignement » et ce n’est pas un hasard si mon entreprise porte le nom d’Align (et non parce que je m’appellerais Aline comme le croient parfois certains distraits !).

Dans son dernier livre[1] Chabot évoque cette forme particulière d’alignement que l’on recherche dans la cohérence entre ce que l’on sent (à travers nos cinq sens) et ce que l’on comprend ou ce qu’on veut que l’on comprenne (à savoir la signification donnée aux choses).

Or, comme il le souligne, les dissonances cognitives et affectives sont partout qui nous écartèlent. Du travailleur en burn-out à qui l’on propose de chercher le cadeau caché de la résilience, à nous tous, terriens, qui percevons la souffrance de nos semblables, proches ou lointains et qui pourtant sommes censés continuer à vaquer sur le mode du « business as usual »…

Si nous sommes en tant qu’humains, d’excellents « bricoleurs de cohérence » entre nos sensations et nos significations, force est de constater qu’à certains moments nos rafistolages ne tiennent plus.

Bref !

Sur la photo en haut de ces lignes, c’est l’ombre de ma fille qui se dessine, mais cela pourrait bien être la mienne au même âge, pour me rappeler que notre élan premier, celui de l’enfance, continue de nous accompagner toute la vie. Ce qui nous rend heureux, ce en quoi nous excellons sans même y penser, avec la grâce de l’insouciance : cela reste pour toujours en nous, disponible d’une manière ou d’une autre.

Merci à mes clients de cheminer avec moi et de me faire voyager en m’embarquant dans vos traversées en solitaire ou en équipe. Dans un monde dont on cherche souvent le sens, chacune de ces rencontres, en profondeur, est pour moi une part de réponse.

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